Petites Cités Comtoises de Caractère
Mercredi 22 novembre 2017
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Scey sur Saône
Cité comtoise
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Scey
La commune | Patrimoine

Le Château


Les écuries

Le château autrefoisEntre autres domaines, les Bauffremont possédaient, en Franche-Comté, au baillage d’Amont, la terre de Scey-sur-Saône.

En  1561, Claude De Baufremont, alors Evêque de Troyes avait bâti un vaste château fortifié de sept tours en bord de Saône, néanmoins maison de plaisance plutôt que forteresse.
Entre 1700 et 1710, Charles Emmanuel De Bauffrement, Abbé de Luxeuil et de St Paul de Besançon, fit commencer la destruction du vieux castel  pour le rétablir à la moderne dans le goût et la magnificence des maisons royales. Il se dressait au bord de la Saône, tout près du grand pont jeté sur la rivière. “Il tenait un des premiers rangs parmi les beaux palais de France et c’était l’édifice le plus considérable et le plus beau de la cy devant province de Franche-Comté. Son plan, son dessin, son exécution, tout y était grand, noble, imposant et magnifique”.

Après avoir été transformé en hôpital militaire, il fut accidentellement incendié dans la nuit du 12 octobre 1795. A titre indicatif, comme on peut le lire dans “un procès à l’époque révolutionnaire à propos de l’incendie du château de Scey-sur-Saône” de Maurice Cousin, le château se composait d’un grand corps de bâtiment à deux étages, les voûtes et le rez-de-chaussée non compris. Dans le milieu un dôme superbe surplombait un magnifique escalier admiré de tous les voyageurs. Il y avait deux ailes dominées chacune par un pavillon semblable au dôme du milieu et pour désigner l’étendue de l’édifice, il suffit de dire que chaque étage contenait 76 fenêtres.
L’incendie fut la cause d’un procès engagé en 1796 par Alexandre De Bauffremont qu’il gagna en 1803 contre la République.

De 1850  à 1869, Roger Alexandre De Bauffrement songea à faire renaître de ses ruines la magnifique résidence de ses aïeux. Mais après l’édification de somptueuses écuries, le projet fut abandonné.


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